Les compléments alimentaires pour soutenir les problèmes d’arthrose

  • Publié le 25 octobre 2018
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Les chevaux peuvent malheureusement être touchés par des problèmes d’arthrose quel que soit leur âge. De nombreux facteurs peuvent être à la source de cette pathologie qui s’avère plus ou moins handicapante et douloureuse selon les cas. Comment détecter l’arthrose chez votre cheval, quels peuvent être les dommages collatéraux de cette affection, quels sont sont les traitements traditionnellement employés en vue de soulager l’animal, mais surtout comment lui apporter davantage de confort au quotidien ? À suivre, un aperçu des différents compléments alimentaires qui administrés régulièrement ou en cures, auront vocation à soulager votre cheval des désagréments causés par l’arthrose.

Qu’est ce que l’arthrose chez le cheval ?

Avant de vous proposer une définition de cette affection, il est important de savoir que cette pathologie touche les articulations. En ce qui concerne le cheval, ce sont principalement les articulations des membres, des pieds, et du dos qui sont lésées. Cette maladie dégénérative ne trouve pas de remède curatif. En effet, les tissus touchés par l’arthrose ne sont pas en capacité de se régénérer spontanément.

L’arthrose est donc une maladie chronique, où l’on constate une dénaturation du cartilage articulaire. Afin de visualiser le mécanisme de cette pathologie, essayons de comprendre comment fonctionne une articulation. Typiquement, la cartilage est un tissu qui recouvre les extrémités des os de chaque articulation. C’est donc grâce à lui que la tête des os s’articule. Au milieu de chaque cartilage, se trouve une membrane que l’on appelle “membrane synoviale” et dans laquelle se trouve la synovie. Cette dernière n’est ni plus ni moins qu’un lubrifiant qui permet de faire glisser les surfaces articulaires les unes entre les autres.  Si une pression trop importante vient peser sur les articulations, le rôle d’amortisseur des cartilages et de la synovie est mis à mal. Bien souvent, la réaction inflammatoire constatée est l'oedème. L’articulation se met à gonfler, fatalement elle devient douloureuse, et les cartilages finissent par se fragmenter. Un mécanisme de défense se met alors en route, car ces fragments constituent en quelque sorte des corps étrangers, et le corps va chercher à réparer le cartilage en produisant davantage de synovie. Les os quant à eux vont s’épaissir, et suite à ces modifications l’articulation va perdre en mobilité. En somme, et de façon simplifiée, c’est à partir du moment où les cartilages s’affinent, et que les os se rapprochent, que l’on aboutit à des douleurs. Malheureusement, la reconstruction cartilagineuse si elle se fait, ne se manifeste qu’aux extrémités des os, et de façon anarchique. On parle alors de “bourgeons”.

Pourquoi l’arthrose apparaît ?

Cette pathologie peut être initiale, c’est à dire que l’articulation et ses cartilages sont dès le départ en mauvais état (ou susceptibles de l’être), sans que cela ne résulte d’une utilisation démesurée du cheval ou d’un surplus de contraintes. À l’inverse, d’autres cas d’arthrose vont se révéler suite à des facteurs extérieurs.

Certains chevaux ont parfois de l’arthrose de génération en génération. Plus ou moins tôt, mais de manière récurrente, l’hérédité (et donc la génétique) fait son oeuvre. Lorsque l’on constate de mauvais aplombs ou de mauvais pieds, la diffusion des charges sur les articulations ne sera pas correctement équilibrée, ce qui de fait ira en faveur de pathologies liées à l’arthrose. Puis, fatalement, à l’instar des humains, plus le cheval avance dans l’âge, plus il risque de développer de l’arthrose malgré un bon entretien et des conditions de vie optimales.

Des carences dans l’alimentation peuvent aussi avoir une incidence, au même titre que des excès nutritionnels. Les chevaux en surpoids sont également susceptibles d’avoir des ennuis d’arthrose. Les articulations soumises à des pressions trop importantes se fragilisent plus vite et plus tôt que chez des individus avec un bon poids de forme.

Des chevaux dont l’activité physique n’est pas adaptée, peuvent aussi souffrir de cette pathologie. La gestion raisonnée du programme de travail des chevaux montés régulièrement aura une grande importance dans la limitation des problèmes articulaires. En d’autres termes : être attentif à l’état de fatigue physique de sa monture... De la même manière qu’un sportif qui porte des chaussures non adaptées, et qui finira par ressentir des douleurs au fil du temps, ou bien si les séances de jogging ne s’effectuent que sur des sols inadaptés…

Un cheval mal paré/ferré qui travaille sur de “mauvais” sols” ne sera pas aidé dans la préservation de sa condition physique. Les traumatismes - on pense en particulier à des entorses - engendrent des inflammations de la membrane synoviale. Cela peut favoriser précocément l’apparition d’arthrose. Des situations moins communes mais parfois délétères pour les articulations des chevaux : l’apparition d’inflammations causées par des bactéries. Ce genre de problème peut survenir suite à des blessures ou des microblessures. Vous l’aurez compris, de très nombreux motifs peuvent expliquer la présence d’arthrose chez le cheval…

Comment détecter l’arthrose chez votre cheval ?

On reconnaît un cheval touché par de l’arthrose de différentes manières. Les principaux signes qui témoignent en la faveur de problèmes articulaires peuvent être les suivants :

  • Présence de raideurs localisées. Le cheval se retient dans ses allures, principalement en début de séance (à froid).
  • Boiteries intermittentes ou constantes.
  • Chaleur localisée, inflammations et douleurs à la palpation.
  • Oedème
  • Déformation de l’articulation touchée
  • Le cheval boite sur sol dur, puis l’irrégularité se dissipe sur un sol plus souple.
  • En période froide et humide, ce genre de symptôme s’accentue considérablement.

Techniquement, et dans un premier temps, seuls des examens radiographiques pourront confirmer une suspicion d’arthrose. Puis, grâce à des échographies, l’évaluation de l’état de l’articulation sera plus précise.

Certains chevaux peuvent être soumis à une intervention chirurgicale en vue de “nettoyer” l’articulation, ou bien de retirer les fragments osseux. Cela peut représenter l’occasion de procéder à une arthroscopie. Cette méthode chirurgicale peu invasive, permet d’explorer l’articulation par le biais d’une caméra et de traiter en direct les zones lésées.

Malheureusement, une fois installée, l’arthrose ne se guérit pas. L’enjeu le plus important est surtout de limiter les douleurs. Puis, de tout mettre en oeuvre pour que la maladie ne se développe pas à vitesse grand V. Les chevaux comme les Hommes, peuvent être bien inégaux face aux problèmes de santé, ainsi les différentes médications (et leur résultats) pourront avoir des effets hétéroclites selon les individus.

Quels traitements peuvent être employés pour soulager votre cheval ?

Si votre cheval traverse des crises aiguës, le vétérinaire pourra être amené à lui administrer des anti inflammatoires. Par voie orale, par injections ou en intraveineuses. Une méthode par infiltrations d’acide hyaluronique dans l’articulation lésée peut aussi permettre une lubrification artificielle et à priori préventive (tenter autant que faire se peut de limiter les dégâts).  Ce sont les solutions sous formes de compléments alimentaires qui nous intéressent maintenant…

Simples à proposer et s’intégrant dans la routine alimentaire de votre cheval, les compléments destinés à limiter les progression de l’arthrose peuvent être composés de différents ingrédients. Nous verrons ensuite les compléments exclusivement dérivés des plantes.

Les compléments à base de Chondroïtine. La chondroïtine est naturellement produite par le corps, son rôle est principalement d’entretenir le tissu cartilagineux. En apportant des compléments chargés en chondroïtine à votre cheval, vous l’aiderez à augmenter sa capacité à régénérer de lui même ses cartilages (mais aussi sa cornée, ses parois artérielles, et sa peau).

Les compléments à base de Glucosamine. Elle aussi naturellement produite par le corps, la glucosamine a un rôle capital dans la préservation des cartilages. Elle permettrait d’accentuer les propriétés lubrifiantes de la synovie. C’est grâce à des médecins allemands à la toute fin des années 1960, que la glucosamine a été découverte, puis administrée à des humains souffrant d’arthrose… La médecine vétérinaire a donc pris le train en route, et put également constater les effets positifs de la glucosamine chez les animaux.

Les compléments à base de MSM. Derrière ces trois lettres, se cache le méthylsulfonylméthane. Le soufre abrité dans le MSM a des propriétés antioxydantes et contribue à l’entretien des certains tissus, notamment des cartilages. Découvert dans les années 1970 aux états unis, le MSM a directement été employé en médecine vétérinaire, qui a pu traiter des chevaux de courses souffrant de problèmes musculo squelettiques.

Les compléments à base de plantes, qui s’inscrivent dans la “phytothérapie” :

On pense à l’un des anti inflammatoires naturels qui s’emploie maintenant depuis des décennies, l’Harpagophytum. Cette plante originaire de l’hémisphère sud , s’adresse tant aux chevaux de sport qui essuient parfois des ennuis locomoteurs, et qui nécessitent un soutien important afin de continuer leurs activités, qu’aux chevaux âgés pour qui il est indispensable de continuer à marcher et à se mouvoir afin de ne pas être sclérosés par leurs douleurs articulaires. Au delà de ses propriétés anti inflammatoires, l’harpagophytum est réputé pour ses vertus analgésiques(prévention/diminution de la douleur) et antirhumatismales. L’harpagophytum peut être considéré comme un produit dopant, la vigilance est de mise lorsqu’il est administré à des chevaux qui sortent en compétition…

Les compléments à base de prêle. La prêle est aussi appelée “queue de renard”, elle est riche en minéraux, notamment en silice. C’est ainsi qu’elle contribue à renforcer les tissus articulaires, à accélérer la production osseuse et renforcer l’élasticité des tendons.

Les compléments à base de curcuma. Le curcuma est surtout connu chez nous pour son aspect savoureux, et il agrémente de nombreux plats. Épice originaire de l’Inde, qui a trouvé d’autres fonctions sorti de nos cuisines ! Anti inflammatoire et analgésique naturel, le curcuma est aussi employé pour soutenir les soucis d’ordre gastro intestinal. Associé à de l’harpagophytum et à de la prêle par exemple, il représente un efficace remède naturel pour favoriser la santé du cheval.

Les compléments à base de cassis. Le cassis participe à des réelles améliorations dans l’état de santé du cheval. Il agit non seulement sur l’appareil locomoteur en fournissant des minéraux nécessaires au bon fonctionnement des articulations,  mais il permet aussi de limiter les inflammations et intervient comme antihistaminique.

Ces compléments naturels sont proposés par de nombreux fabricants, qui pour beaucoup se feront une joie et un devoir de vous conseiller le plus précisément possible. N’hésitez pas non plus à vous renseigner auprès de votre vétérinaire.

La prévention

Pas de scoop, et cela vaut tant pour les humains que pour les chevaux : bon sens et prévention au quotidien seront vos meilleurs atouts.

La première solution, et la plus simple finalement, reste d’attendre la fin de la croissance du cheval avant de commencer à le solliciter dans un vrai travail. Cela n’empêche en aucun cas les échanges avec lui, ni l’opportunité d’entamer une bonne éducation.

Pour les chevaux et poneys à qui la nourriture profite bien : tenter de limiter la prise de poids. Un surpoids avéré n’ira pas en faveur d’un recul de l’arthrose, car les articulations risquent de se voir accablées.

En sachant que l’objectif d’un propriétaire d’équidé touché par des problèmes d’arthrose, est de limiter au mieux la progression du mal, il est parfois nécessaire de remettre en question les conditions de vie votre protégé. Le froid et l’humidité exacerbent les douleurs articulaires oui, cependant l’activité physique tout en restant modérée (laisser la possibilité au cheval de se déplacer à loisir, d'interagir avec d’autres congénères), restera le meilleur moyen pour que le système vasculaire reste actif, que les muscles et les articulations ne s'ankylosent pas plus encore. Quelle que soit l’activité traditionnelle du cheval, essayer de limiter au maximum le temps passé au box n’aura que des aspects positifs !

Votre maréchal ferrant, en adaptant le parage et une éventuelle ferrure, contribuera également à améliorer le confort du cheval.

Votre cheval souffre d’arthrose ? Comment avez vous pris les choses en main, et quelles solutions avez vous trouvé pour lui apporter confort et soulagement ? Faites nous part de vos témoignages !

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