Les types de muserolle : choisir une muserolle adaptée pour son cheval ?

  • Publié le 8 janvier 2018
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La majorité des cavaliers associe une muserolle au bridon ou à la bride de leur monture. Cet accessoire, placé en amont des montants de filet (montants sur lesquels se fixe le mors), constitue une pièce quasi incontournable dans l’équipement de votre cheval. À l’instar des embouchures, on distingue trois à quatre grandes familles de muserolles (française, allemande, combinée → mix entre française et croisée, croisée), mais les fabricants et concepteurs de matériel, développent régulièrement de nouveaux dispositifs (Exemples: pullback, micklem, muserolle demi lune....). Finalement, pourquoi utilise-t-on à 95% du temps une muserolle? Quelle sont ses origines? Quelle est la vocation de cet accessoire?

Quelle est la fonction principale de la muserolle?

Si l’on se penche sur un aspect purement factuel, la muserolle a pour fonction de limiter l’ouverture de la bouche du cheval. Néanmoins, ferme-t-on la bouche du cheval afin de le contraindre, ou bien pour lui indiquer avec davantage de précision ce que l’on souhaite de lui? Tout est question de mesure, et pour comprendre les enjeux dans l’utilisation de la muserolle, rien de tel qu’un petit rappel mécanique. Vous n’êtes pas sans savoir que les muscles et articulations de la tête d’un cheval, sont des zones très puissantes. On a aussi tendance à oublier, que les nerfs sont présents partout. L’un d’eux se situe pile à l’endroit où l’on attache la muserolle française. Un cheval à l’état naturel ou vivant en extérieur va mastiquer, pour se nourrir entre 10 et 16h par jour. En toute logique, la mobilité des mâchoires et leur souplesse, va conditionner de manière très importante l’élasticité et l’articulation de la nuque ainsi que de toute la ligne de dos. À noter également, que plus on descend vers les naseaux, plus les canaux respiratoires sont sensibles. CQFD: plus la muserolles est basse, plus elle pourra avoir une incidence sur le fonctionnement respiratoire. Concrètement, pourquoi inflige-t-on alors cette muserolle à notre monture…

Un jeune cheval, lors de ses premiers contacts avec le mors, essaiera de trouver une échappatoire avec plus ou moins de véhémence. Quelle que soit la douceur de la main du cavalier, les débuts avec une embouchure sont souvent source de filouteries… Le cheval essaiera de passer sa langue au dessus des canons, les mâchoires vont soit se crisper, soit essayer de s’échapper en se croisant. On peut également rencontrer une mastication exacerbée et des dents qui grincent … La muserolle, ajustée correctement, va simplement limiter ces petits écarts, et fera office de fil conducteur entre la bouche et la main. À priori, plus on avance dans l’éducation, et à fortiori si cette éducation s’effectue de manière patiente et personnalisée, la muserolle ne deviendra plus qu’un simple indicateur. La muserolle allemande et la muserolle combinée auront aussi comme propriétés de stabiliser le mors et le menton (à condition toutefois que les réglages soient corrects, afin de ne pas comprimer la bouche et les naseaux).

Un peu d’Histoire

Les origines de la muserolle remontent manifestement à plusieurs millénaires avant Jésus-Christ. Avant que le mors n’ait été inventé (lire l’article Comment choisir l’embouchure de son cheval), la muserolle avait pour fonction d’agir directement sur le chanfrein. Certaines civilisations ont même mis au point des muserolles dentelées... Le mors, puis la gourmette, ont ensuite pris le relai. La muserolle telle qu’on la retrouve aujourd’hui, n’est ni plus ni moins qu’un dérivé du caveçon. Ce dernier, bien souvent employé lors du travail à la longe, est utilisé dans certaines équitations montées. On pense notamment à la monte Camargue… Les cavaliers éclairés des différents siècles, expliquaient qu’une muserolle, quelle qu’elle soit, maintenait le mors à sa place et empêchait le cheval de s’échapper à son action. Cependant, on constate une affirmation qui a traversé les âges et qui s’avère toujours d’actualité, au sujet de cette fameuse muserolle: le cheval doit être à même de mastiquer et de mobiliser à loisir sa mâchoire. Tributaires de nombreuses polémiques, les muserolles ont suivi les évolutions de l’équitation. Chaque discipline équestre est régie par un règlement au sujet de l’équipement. Plus ou moins logiques, selon les points de vue, ces règlements ont pour mission de limiter les dérives, liées à l’utilisation de certaines muserolles et embouchures.

Aujourd’hui

À titre de cavalier de loisir ou de compétition, on constate très régulièrement que la muserolle française est la plus répandue. À suivre, la muserolle combinée que l’on retrouve bien souvent également. Les chevaux de club, montés par différentes personnes, sont équipés simplement afin que leur bouche soit préservée. Les différences entre les mains des cavaliers, ont ainsi moins d’incidence sur le contact avec la bouche du cheval. Les cavaliers propriétaires, ont visiblement plus tendance à tester différentes muserolles sur leur monture. Travail approfondi, exercices variés, besoins différents selon les activités… sont des indicateurs qui permettent de comprendre pourquoi certaines personnes changent de muserolle et étudient d’un peu plus près leurs actions. Il n’est pas rare, de rencontrer à très haut niveau en CSO, des chevaux montés avec un mors simple et une muserolle française, somme toute tout à fait basique. En dressage également, à un certain niveau d’épreuves, les cavaliers préfèrent s’en remettre à des dispositifs très légers plutôt que de céder au chant des sirènes de la bride… Tout est question de philosophie, d’écoute, de souplesse, et de patience… Car la patience est mère de toutes les vertus quand il s’agit de Cheval…

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