Les vers chez les chevaux : vermifuges chimiques ou alternatives naturelles ?

  • Publié le 20 septembre 2019
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Vermifuger” est un terme connu de tous les gens de cheval, quel que soit leur milieu et l’usage qu’ils ont de leurs équidés. La lutte contre les vers est typiquement mise en place à différents moments de l’année. Les vermifugations chimiques et systématiques étaient jusqu’il y a peu les seules armes de combat face à la prolifération de vers dans le tube digestif du cheval. Or, il s’avère que les temps changent et qu’il est désormais envisageable de se tourner vers des conduites moins invasives pour le système digestif de nos compagnons. Cette perspective s’inscrit dans une nouvelle façon de concevoir la vermifugation du cheval. Equishopping vous propose un tour d’horizon sur les différents types de vermifuges pour équidés présents sur le marché, ainsi que des bonnes pratiques face à la gestion des parasites du système digestif.

Comprendre les enjeux d’une vermifugation efficace pour votre cheval

Le tube digestif du cheval abrite des parasites. Cela ne signifie pas nécessairement que l’on se trouve dans une situation problématique pour autant ! En effet, seuls les individus porteurs d’un trop grand nombre de vers doivent être passés au “peigne fin”. C’est ici que l’on entre dans le vif du sujet de la vermifugation raisonnée. Les vétérinaires sont de plus en plus nombreux à proposer à leur clients (et donc à leurs patients équins) de procéder à des examens coproscopiques (analyses des crottins). Cela permet alors d’évaluer le nombre de vers ronds présents chez l’animal, en se basant sur l’échantillon de crottin (nombre d’oeufs par gramme de crottin). De la sorte, en vermifugeant de façon ciblée, les molécules employées auront un impact réel et le cheval n’aura pas besoin d’être traité systématiquement sans que l’on ne sache de quoi il est infesté et à quelle échelle surtout. Cette méthode sous entend tout de même une vermifugation complète chaque année. 

Par ailleurs, il est également indispensable de savoir quel parasite traiter et de surcroît, à la bonne période. Pour rappel, voici les différents parasites susceptibles de trouver refuge dans l’appareil digestif des équidés :

  • Les gastérophiles, qui émanent des larves pondues par les insectes, notamment les mouches. 
  • Les vers ronds (ou nématodes), parmi lesquels on rencontre les petits et grands strongles, les ascaris, les oxyures, les anguillules, et les spirures. 
  • Les vers plats, chez qui l’on distingue les trématodes (douves) et les cestodes (ténias)

En ce qui concerne la présence de ces parasites sur l’année, il est à noter que les vers ronds peuvent être traités tout au long de l’année, que les gastérophiles sont quant à eux traités surtout en automne, et que les vers plats sont ciblés durant la période hivernale

Les molécules et substances actives présentes dans les vermifuges chimiques

NB : les vermifuges chimiques (ou de synthèse), ne chassent pas les vers. Ils les tuent. En cela, le terme plus approprié serait “vermicide”.

Le praziquantel : élimine les vers plats (peut être associé au pyrantel)

Le pyrantel : cible les vers ronds

Les benzimidazoles : ciblent les vers ronds mais n’agissent pas sur les larves (on observe de plus en plus de résistance des parasites suite à l’administration de benzimidazoles)

Les lactones macrocycliques - ivermectine - moxidectine : action sur la majorité des vers à l'exception des vers plats

Qu’en est-il des alternatives naturelles à la vermifugation ?

La nature c’est bien connu, offre de nombreuses richesses sur le plan de la santé. Cela vaut autant pour l’être humain que pour l’animal. Ainsi, les plantes sont employées à des fins salutaires, et dans le cas présent en matière de traitement parasitaire. Les alternatives naturelles à la vermifugation (communément appelées à tort vermifuges naturels) ont pour vertus essentielles d’être en accord avec les cycles de l’environnement. Faisons le parallèle avec les substances chimiques. Une fois ingéré, un vermifuge de synthèse laisse des traces. Les molécules peuvent rester présentes dans le tube digestif de l’équidé pendant un certain laps de temps, et donc, lorsque les crottins sont évacués, ces derniers restent sur le sol (pour les équidés logés en extérieur, mais cela concerne également ceux au box puisque le fumier finit par être stocké dans une fumière pour ensuite être épandu) avant d’entamer la phase de décomposition. Le foie pour ne citer que lui, véritable organe épurateur, se voit aussi bien encombré dès lors qu’il est sollicité pour filtrer les substances administrées à un être vivant. Cela signifie que bien qu’expulsées de l’organisme, les matières actives auront une incidence sur le biotope dans lequel le cheval vit. Notons que chaque espèce a son utilité, et que les microbes présents dans le tube digestif de l’équidé contribuent à la digestion des fibres végétales. Il convient alors de permettre à tous ces petits organismes de continuer leurs missions, tout en essayant de limiter leur présence afin que cela n’entraîne pas de soucis de santé. Entrent alors en jeu, les alternatives dites naturelles !

Wormless est une alternative naturelle à la vermifugation chimique Wormless est une alternative naturelle à la vermifugation chimique
Wormless est composé de plantes bien connues pour leurs propriétés anthelmintiques et détoxifiantes.
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Les produits disponibles sur ce marché proposent des condensés de plusieurs plantes, et extraits de végétaux (des huiles essentielles par exemple). Ils n’ont pas vocation à détruire les parasites, mais à les chasser. On estime alors que l’impact que ces alternatives peuvent avoir sur l’organisme du cheval et sur l’environnement aura moins de conséquences. En termes de composition, les ingrédients des alternatives naturelles varient d’un fabricant à un autre. Néanmoins, l'ail, le thym, la tanaisie, le fenugrec, l’absinthe, le boldo, la gentiane jaune, ou encore les graines de courge (cette liste est non exhaustive ) sont très souvent inclus dans l’élaboration de ces antiparasitaires naturels. Le constat majeur lorsqu’il s’agit d’administrer des vermifuges naturels à vos protégés, réside en une notion. La flexibilité ! Grâce à une large variété de composants, les solutions naturelles permettent à chaque propriétaire d’observer l’efficacité de ces antiparasites sur chaque équidé. Le cas par cas en somme… D’autre part, l’emploi alterné des produits chimiques et naturels est tout à fait possible.

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Vermifuger son cheval : oui, mais quelles mesures périphériques s’imposent en parallèle ?

La vermifugation va de pair avec des principes d’hygiène et de logique. Plus les chevaux seront en nombre sur une surface donnée, plus il y aura de probabilités que les parasites soient eux aussi bien nombreux. Adopter une gestion de l’espace et des effectifs efficace et rationnelle permet de limiter une invasion de parasites. Cela rime avec ramassage régulier des crottins ( et oui les vers expulsés ont selon leur espèce, des durées de vies plus ou moins longues et des capacités à se reproduire rapidement).

Un vermifuge s’administre à jeun (cela concerne les chevaux nourris plusieurs fois par jour) et il est souvent conseillé de le distribuer dans la semaine qui précède une pleine lune. Le nettoyage des crottins est d’autant plus important, 24 à 48h après que le vermifuge ait été donné.

Cas particuliers

Les juments gestantes et les poulains représentent des cas où il faut faire preuve de vigilance. Le conseil de votre vétérinaire traitant sera votre meilleur atout. 

En conclusion

Au regard de certaines résistances des vers face à des molécules chimiques présentes dans les antiparasitaires, la tendance est à une gestion plus fine et dictée par l’anticipation. Concrètement, comprendre les cycles de vie des parasites, leur impact sur le cheval, ainsi que des méthodes de traitement moins radicales pourront vous aider à y voir plus clair. L’alternance de produits chimiques et naturels constitue un compromis de plus en plus apprécié des propriétaires d’équidés. Enfin, et cela vaut pour chaque cheval, quel que soit son lieu de vie : privilégier une gestion quotidienne de l’environnement !

Vous employez des vermifuges naturels : Quels sont vos retours ? Avez vous des conseils et recommandations à nous partager ?

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